Une enquête de grande envergure vise Mamadou Racine Sy et Amadou Sall, fils de l’ancien président Macky Sall. Les chefs d’accusation sont lourds : escroquerie sur les deniers publics, association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux. Selon un rapport de la Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF), des transactions suspectes impliquant 125 milliards de francs CFA ont été révélées.
Le Pool judiciaire financier (PJF) du Sénégal a lancé les hostilités avec la convocation de plusieurs personnalités influentes. Le député-maire d’Agnam a été entendu par les juges du PJF le 13 février et a pris connaissance des charges retenues contre lui. Le procureur a requis un mandat de dépôt contre lui et deux de ses frères, accusés de complicité d’escroquerie et de blanchiment de capitaux. D’autres figures, dont Seydou alias Tahirou Sarr, considéré comme le principal suspect, comparaîtront devant les juges les 27 et 28 février. Mamadou Racine Sy, Amadou Macky Sall et une personne identifiée comme X seront convoqués ultérieurement, en fonction de l’avancement de l’instruction.
Cette affaire prend une tournure internationale avec la ratification imminente d’un accord d’entraide judiciaire entre le Sénégal et le Maroc, prévue le 10 mars 2025. Cet accord pourrait faciliter la transmission d’informations cruciales et permettre l’audition de suspects résidant hors du territoire sénégalais.
L’implication de figures proches de l’ancien président soulève des interrogations sur l’étendue des malversations financières et les éventuelles protections dont auraient bénéficié certains protagonistes.
Cette affaire pourrait marquer un tournant dans la justice sénégalaise et renforcer la transparence des institutions.
La rédaction